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Coronavisrus en Afrique

Crise sanitaire: Pourquoi, l’Afrique est-elle moins infectée par le coronavirus ?

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Pourquoi, l’Afrique est-elle moins infectée par le coronavirus ? Depuis le début de la crise sanitaire, une poignée de spécialistes s’accordent à dire que le manque d’infrastructures pourrait causer d’énormes dégâts en Afrique. Malgré, ces prédictions apocalyptiques, le continent semble être épargné jusqu’à présent. Qu’est-ce qui pourrait expliquer cet état de fait ?

En dépit de l’apparition du premier cas sur le continent, le 14 février dernier en Égypte, ces experts poursuivent leurs politiques prophétiques erronées sur un éventuel chaos. Malgré, ces annonces catastrophiques incessantes de l’organisation mondiale de la santé (OMS), l’Afrique reste le continent le moins affectée à l’heure actuelle pour diverses raisons.

« Les hôpitaux seraient envahis de malades, ce qui n’est pas le cas », confie le chef du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CACPM), John Nkengasong, le mois dernier,  auprès de l’AFP, au sujet des brouhaha avancés sur la thèse de statistiques falsifiés par manque de tests généralisés.

Prise de décision rapide contre le coronavirus

L’Afrique n’a pas attendu l’état d’urgence sanitaire pour voir ses gouvernants prendre des décisions préventives pour stopper la propagation sur leurs territoires. « Avant même la détection des premiers cas de coronavirus sur le sol rwandais, nous avons pris très tôt des mesures d’hygiène qui ont été appliquées sur presque toute l’étendue du territoire », soutien le docteur Sabin Nsanzimana, directeur général du Rwanda Biomedical Centre, au micro de RFI lundi 06 avril dernier.

Ainsi d’autres États en tête des quels l’Afrique du Sud, et d’autres pays nord-africains: la Tunisie, le Maroc et l’Algérie ont adopté les mesures de confinement et de couvre-feux avant que la Covid-19  n’ait eu le temps de se propager.

Une population mondiale maîtrisée

L’Afrique demeure un continent faiblement peuplé dans la plupart des régions. Avec 43 habitants par kilomètre carré, contre 181 en Europe de l’Ouest ou 154 en Asie du Sud-Est.

Ces populations sont généralement concentrés dans les capitales, qui ont été très tôt confinées. Au Gabon, le grand Libreville a été isolé du reste du pays il y a quelques semaines. Même situation pour la Côte-d’ivoire ou encore le Nigeria qui grâce à cette faible densité a limité drastiquement la transmission du virus.

Faible circulation des personnes

L’intégration sous-régionale encore au stade embryonnaire, maintient une grande partie des pays renfemés sur eux-mêmes. Empêchant de facto, au virus de circuler allègrement auprès des populations.

Situation toute à fait contraire à  celle des pays occidentaux où le flux de circulation de personnes est largement animé. Sans oublier, qu’en Afrique le secteur touristique peine  a être développé faute a une véritable volonté politique.

L’absence de puissantes communautés étrangères, à la taille de celle de l’Inde ou la Chine partie pour une raison ou une autre (scolaire, professionnelle, etc…) ne permet des aller-retour pouvant créer un taux élevé de personnes.

Aussi, et surtout sur la cinquantaine d’aéroports les plus fréquentés sur la planète, un seul est africain celui de Johannesburg (Afrique du Sud).

La jeunesse de sa population

Selon une études statistique, près de 60 % de la population africaine est âgée de moins de 25 ans. Sachant, que le coronavirus affecte plus particulièrement les personnes âgées. Le faible taux de mortalité en Afrique est plus cohérent. A l’inverse des pays sévèrement touché comme la France, l’Italie et l’Espagne.

Une autre hypothèse, qui tient la route c’est qu’en Afrique il y a moins de personnes testées positif à l’obésité, qui reste un facteur de risque majeur de mortalité au Covid-19.

Un système immunitaire plus résistant ?

Récemment des chercheurs du National Health Service (NHS) montrent une corrélation négative entre les pays affectés par le paludisme. En effet, cela  s’explique par un possible effet protecteur des traitements pour le paludisme comme ma chloroquine. Or, le continent possède 93 % des cas de malaria, d’après l’OMS. Pis, une autre étude, révèle que la vaccination systématique du BCG déployée en Afrique pourrait expliquer l’immunisation de la population.

A contrario, les pays dont les politiques de vaccinations universelles au BCG sont absentes  comme l’Italie et les États-Unis sont à l’inverse les plus touchés aujourd’hui par le Covid-19. Ces corrélations dans le fond ne constituent en rien des liens éventuels de cause à  effet.

La prudence est de mise tout de même

Cette liste loin d’être exhaustive, nous a permis de faire un large éventail des quelques raisons qui pourraient expliquer la résistance, sinon la préservation du continent à l’heure où tout le monde ne pariait pas cher de sa peau.

Toutefois, les gouvernements africains doivent s’inspirer de cette bonne étoile sanitaire pour renforcer leurs systèmes de santé très vulnérables pour éviter de donner raison à ces malandrins estampillés en experts qui attendent patiemment la concrétisation de leurs souhaits infâmes.

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